Après coup, je compris : ce qui désormais m'émouvait, c'était ce qui ne correspondait à rien de connu. Si une émotion évoquait la joie, la tristesse, l'amour, la nostalgie, la colère... elle me laissait de glace. Ma sensibilité n'ouvrait plus ses portes qu'aux sensations sans précédent, celle qui ne pouvait être classées parmi les bonnes ou les mauvaises. Il en alla de même pour ce qui, dès lors, me tint de sentiments : je n'éprouvais plus que ceux qui vibraient par dela le bien et le mal.